Quand les polluants s’achètent une légitimité écologique

Prévisions des hausses de température à l'horizon 2070-2100 (source: Wikipédia)
Prévisions des hausses de température à l’horizon 2070-2100 (source: Wikipédia)

Scandale dans le milieu de la recherche climatique : un scientifique, qui militait pour la non-régulation des émissions de gaz à effet de serre, était en fait subventionné par des lobbies industriels.

Il affirmait depuis des années que le réchauffement climatique était dû aux variations de l’énergie solaire. Que l’activité humaine et les émissions de gaz à effet de serre n’avaient pas d’influence majeure. Mais Wei-Hock Soon, un astrophysicien de renom, était, en fait, subventionné par l’industrie fossile. Lire la suite

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Question : fallait-il vendre des Rafale à l’Egypte ?

Pas moins de 24 avions Rafale ont été vendus à l'Egypte (source : Joey Quan/Flickr photostream)
Pas moins de 24 avions Rafale ont été vendus à l’Egypte (source : Joey Quan/Flickr photostream)

Lundi 16 février, la France a signé d’importants contrats de vente avec l’Egypte. Mais pas n’importe quels contrats : des contrats d’armement.

5,2 milliards d’euros pour la vente de 24 avions Rafale développés par Dassault Aviation, une frégate multimissions FREMM produite par DCNS, des missiles air-air MICA et de croisières SCALP fabriqués par MBDA, des missiles air-sol AASM conçus par Sagem Défense Sécurité, ainsi que les leurres pour Rafale de Lacroix Défense. Lire la suite

« Par pitié, leurs amis abrégeaient leur souffrance à coups de pierre… »

Extrait du Code Noir de 1685 : "Article 38 - L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois [...] aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lys sur une épaule ; et s'il récidive [...] aura le jarret coupé ; et, la troisième fois, il sera puni de mort.
Extrait du Code Noir de 1685 : « Article 38 – L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois […] aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lys sur une épaule ; et s’il récidive […] aura le jarret coupé ; et, la troisième fois, il sera puni de mort.

« Si vous prenez strictement, juridiquement, par définition, ceux qui sont allés chercher les esclaves en Afrique pour travailler dans les plantations ne voulaient pas les exterminer. Ils voulaient les faire travailler (hésitation)… gratuitement. Je pense qu’il y a, dans cette concurrence (victimaire), un contresens. […] L’esclavage n’est pas un génocide. »

George Pau-Langevin est ministre. Ministre des Outre-Mer, ministre de la République française. Dans ces mots, diffusés par Guyane 1ère, elle relativise « juridiquement » l’importance de la traite négrière, au prétexte que les esclavagistes ne voulaient pas tuer, mais faire travailler. Lire la suite

Brel : « Le talent, c’est avoir l’envie… Le reste, c’est de la sueur »

Jacques Brel en 1971 (source : Wikipédia/Creative Commons)
Jacques Brel en 1971 (source : Wikipédia/Creative Commons)

En 1971, Jacques Brel donne une interview dans le bar d’un ami, à Knokke, station balnéaire réputée de la Flandre-Occidentale. Le Belge y confie sans vernis ses réflexions sur l’homme et la vie, l’amour et son rapport aux femmes, si particulier et discutable. Il révèle, en somme, les fondations de sa démarche esthétique. Un véritable document que voici dépoussiéré.

De l’art : « L’art, je ne sais pas ce que c’est »
« On raconte ce que l’on rate, on raconte ce qu’on n’arrive pas à faire. C’est un phénomène de compensation. Et j’ai voulu réussir ce phénomène de compensation. Et j’ai dû travailler beaucoup pour cela, bien évidemment. Car je suis convaincu d’une chose : le talent, cela n’existe pas. Le talent, c’est avoir l’envie de faire quelque chose. Je prétends qu’un homme qui, tout à coup, rêve de manger un homard, a le talent de manger ce homard dans l’instant, de le savourer convenablement. Avoir envie de réaliser un rêve, c’est le talent. Et tout le reste, c’est de la sueur. C’est de la transpiration, c’est de la discipline. Je suis sûr de cela. L’art, moi, je ne sais pas ce que c’est. Les artistes, je ne connais pas. Je crois qu’il y a des gens qui travaillent à quelque chose et qui travaillent avec une grande énergie. L’accident de la nature, je n’y crois pas. Pratiquement pas. » Lire la suite

« Nous sommes racistes ! »

Une vidéo amateur montre Souleymane, un Franco-Mauritanien, se faire refouler du métro parisien par des supporters de Chelsea (source : capture d’écran vidéo amateur)

Mardi soir, en marge du match Paris Saint-Germain-Chelsea, à Paris, des supporters britanniques ont interdit à un Franco-Mauritanien de monter dans le métro. Ce dernier dénonce un incident « raciste ». Une enquête aurait été ouverte pour « violences volontaires en raison de la race dans un moyen de transport collectif de voyageurs » par le Parquet de Paris.

« We’re racist, we’re racist, and that’s the way we like it ! »* C’est en chantant ces paroles que des supporters du club de football de Chelsea ont empêché Souleymane, un Franco-Mauritanien, d’entrer dans une rame du métro parisien, mardi soir. L’incident s’est produit sur la ligne 9, à la station Richelieu-Drouot, quelques heures avant un match d’importance entre le Paris Saint-Germain et Chelsea.

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Qui veut épouser Astier ?

Alexandre Astier et Chantal, de "Qui veut épouser mon fils ?", en 2010 (source : capture d'écran "Morandini !")
Alexandre Astier et Chantal, de « Qui veut épouser mon fils ? », en 2010 (source : capture d’écran « Morandini ! »)

Sous la moustache bien taillée, il reste parfois des poils revêches, de ceux qui grattent, irritent ou se faufilent entre leurs pareils bien lisses et policés pour pointer le bout de leur cuticule. L’un d’eux pourrait être Alexandre Astier. Le créateur de la série Kaamelott a des opinions bien tranchées sur des sujets sociétaux, politiques et d’actualité. Sa verve et son sens de la répartie font parfois des ravages…

Nous sommes en 2010. L’équipe de France de football est rentrée de son camp de boy-scouts après un petit safari, en bus, jusqu’en Afrique du Sud ; Vancouver a investi dans des seaux de peinture blanche pour en tartiner le joli gazon bien vert de ses JO d’été hivernaux ; les pélicans floridiens ont moyennement apprécié leur bain de boue et soins du corps gracieusement offerts par la maison BP, à l’explosion d’une plate-forme dans les Caraïbes ; Haïti devient l’ambassadeur de la firme Lego après que la terre s’est ressentie d’une poussée de Parkinson… et, surtout, quatre millions de Français se passionnent pour un menu maxi-Tanguy sauce télé-réalité, « Qui veut épouser mon fils ? ».

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Question : pourquoi le travail dominical et en soirée fait tant parler ?

Emmanuel Macron, lors de la passation de pouvoir avec Arnaud Montebourg au Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique, en août 2014 (source : Creative  Commons)
Emmanuel Macron, lors de la passation de pouvoir avec Arnaud Montebourg au Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, en août 2014 (source : Wikipédia/Creative Commons)

Le « Projet de loi pour la croissance et l’activité », plus généralement nommé « Loi Macron », devrait être adopté sans passer l’épreuve du vote des députés. Manuel Valls a, en effet, invoqué l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet à un gouvernement d’ « engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale ». En résulte l’adoption immédiate du texte – à moins qu’une motion de censure soit déposée et aboutisse. Un joker que le Premier Ministre s’est senti contraint d’utiliser, une partie des députés socialistes, ceux du Front de Gauche et les Ecologistes rejetant cette loi. Analyse.

« C’est la pire loi que la Gauche puisse proposer aujourd’hui. On nous a présenté ça comme une loi d’avenir, c’est une loi du XIXème siècle et le pire recul en matière de droit du travail depuis la seconde guerre mondiale. » Gérard Filoche, membre toujours prolixe du bureau national du PS, ne mâche pas ses mots au micro de Là-Bas Hebdo à propos de cette loi « pour le chômage, contre les salariés et rétrograde à 100%« . Parmi les 106 articles que comporte le « Projet de loi pour la croissance et l’activité », les articles 71 à 82, modifiant la régulation du travail dominical, génèrent tout particulièrement son opposition, comme celle d’une partie de la majorité.

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