Desproges : « Je me situe comme artiste dégagé »

Pierre Desproges à Morlaix, en 1985 (Roland Godefroy - Creative Commons)
Pierre Desproges à Morlaix, en 1985 (Roland Godefroy – Creative Commons)

Pour se détendre, il y a Pierre Desproges, qui met le doigt sur les crispations d’une époque, et des autres – les mêmes trente ans plus tard. Pour cet ancien apprenti-kinésithérapeute, de mettre le doigt à faire un doigt (voire plus), il n’y avait qu’un pas, tout juste quelques années. Mais, le 20 février 1988, c’est le bras d’honneur, plutôt que le doigt, qu’il adresse à Patrick Sabatier. Parce que « la vulgarité, ce n’est pas dire des gros mots, c’est Patrick Sabatier qui fait semblant d’être apitoyé par le destin d’une matrone variqueuse dont il n’a rien à foutre, et qui lui offre une Fiat alors qu’elle ne sait pas conduire ». Lire la suite

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« Le golf est un sport propice à inspirer une forme d’imagination artistique »

Le Old Course de Saint-Andrews, en 1891
Le Old Course de Saint-Andrews, en 1891

Il fait du golf un art et de la Normandie le terreau de son inspiration : Hubert Privé nourrit sa créativité de sa passion pour les clubs, les greens et la petite balle blanche. Cet artiste-créateur, puisque c’est ainsi qu’il se décrit, propose des œuvres originales qui détournent les formes, le matériel et l’environnement du golf. Un mariage assez étonnant qui, s’il se rapproche de l’artisanat, n’en crée pas moins des compositions assez fraîches et souvent drolatiques. Rencontre teintée d’un peu de golf, d’un peu de Normandie, tout ça, pour se détendre… Lire la suite

« Vous êtes une pute. Vous êtes une pute, c’est tout. »

Serge Gainsbourg en 1981 (©Claude Truong-Ngoc/Wikimedia Commons)
Serge Gainsbourg en 1981 (©Claude Truong-Ngoc/Wikimedia Commons)

Sous la moustache, il y a Gainsbourg. Brut, incontrôlable, parfaitement scandaleux. Et lorsque sa mine nonchalamment hépatique croise Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko, sur le plateau de l’émission Mon Zénith à moi, en 1987, c’est une Gainsbarre de rire.

Il faut dire que Catherine a mené une vie assez… dissolue. Entre 1976 et 1982, elle tourne dans une vingtaine de films pornographiques. « Par pur vice », expliquera-t-elle, plus tard à Mireille Dumas, sur FR3. « Personne ne m’a obligée à faire ça. C’est que ça me plaisait, même s’il faut du courage. […] Peut-être que le porno, c’était mon service militaire. » Lire la suite

Qui veut épouser Astier ?

Alexandre Astier et Chantal, de "Qui veut épouser mon fils ?", en 2010 (source : capture d'écran "Morandini !")
Alexandre Astier et Chantal, de « Qui veut épouser mon fils ? », en 2010 (source : capture d’écran « Morandini ! »)

Sous la moustache bien taillée, il reste parfois des poils revêches, de ceux qui grattent, irritent ou se faufilent entre leurs pareils bien lisses et policés pour pointer le bout de leur cuticule. L’un d’eux pourrait être Alexandre Astier. Le créateur de la série Kaamelott a des opinions bien tranchées sur des sujets sociétaux, politiques et d’actualité. Sa verve et son sens de la répartie font parfois des ravages…

Nous sommes en 2010. L’équipe de France de football est rentrée de son camp de boy-scouts après un petit safari, en bus, jusqu’en Afrique du Sud ; Vancouver a investi dans des seaux de peinture blanche pour en tartiner le joli gazon bien vert de ses JO d’été hivernaux ; les pélicans floridiens ont moyennement apprécié leur bain de boue et soins du corps gracieusement offerts par la maison BP, à l’explosion d’une plate-forme dans les Caraïbes ; Haïti devient l’ambassadeur de la firme Lego après que la terre s’est ressentie d’une poussée de Parkinson… et, surtout, quatre millions de Français se passionnent pour un menu maxi-Tanguy sauce télé-réalité, « Qui veut épouser mon fils ? ».

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BHL, la « vraie nature d’un cuistre »

Sous la moustache, il y a souvent de quoi se marrer. Et Bernard-Henri Levy a beau présenter la pilosité d’une huître, il sait être drôle lorsque ses masques tombent… Détente.

« Lève-toi vite, ou je t’écrase la gueule à coups de talon ! »

Cette injonction terrible, c’est BHL qui la braille, l’œil fulminant, la narine frémissante, à Noël Godin, alias Georges le Gloupier, serial-entarteur. Nous sommes le 11 novembre 1985 à la RTBF, où le chantre de la philosophie torse-poil doit intervenir dans une émission. Le Gloupier ne manque pas l’occasion et régale le faciès encore trentenaire de sa victime d’une tarte à la crème qui eut fait frémir le plus glouton des Normands. Lire la suite