Question : pourquoi le travail dominical et en soirée fait tant parler ?

Emmanuel Macron, lors de la passation de pouvoir avec Arnaud Montebourg au Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique, en août 2014 (source : Creative  Commons)
Emmanuel Macron, lors de la passation de pouvoir avec Arnaud Montebourg au Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, en août 2014 (source : Wikipédia/Creative Commons)

Le « Projet de loi pour la croissance et l’activité », plus généralement nommé « Loi Macron », devrait être adopté sans passer l’épreuve du vote des députés. Manuel Valls a, en effet, invoqué l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet à un gouvernement d’ « engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale ». En résulte l’adoption immédiate du texte – à moins qu’une motion de censure soit déposée et aboutisse. Un joker que le Premier Ministre s’est senti contraint d’utiliser, une partie des députés socialistes, ceux du Front de Gauche et les Ecologistes rejetant cette loi. Analyse.

« C’est la pire loi que la Gauche puisse proposer aujourd’hui. On nous a présenté ça comme une loi d’avenir, c’est une loi du XIXème siècle et le pire recul en matière de droit du travail depuis la seconde guerre mondiale. » Gérard Filoche, membre toujours prolixe du bureau national du PS, ne mâche pas ses mots au micro de Là-Bas Hebdo à propos de cette loi « pour le chômage, contre les salariés et rétrograde à 100%« . Parmi les 106 articles que comporte le « Projet de loi pour la croissance et l’activité », les articles 71 à 82, modifiant la régulation du travail dominical, génèrent tout particulièrement son opposition, comme celle d’une partie de la majorité.

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Un millier de milliards… mais combien d’idées ?

La Skytower, siège de la BCE, à Francfort, en 2013 (source : Epizentrum/Wikipédia)
La Skytower, siège de la BCE, à Francfort, en 2013 (source : Epizentrum/Wikipédia)

Au cours d’une conférence de presse, Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, a annoncé le lancement d’un programme d’« assouplissement quantitatif » (ou QE, Quantitative Easing) par son institution. Un programme qui devrait débuter en mars et impliquer le rachat de 60 milliards d’euros d’obligations combinées par mois, jusqu’en septembre 2016. Avec comme objectif : relancer la croissance.

Les spécialistes avaient vu gros… mais pas assez. Alors qu’il se disait que le QE envisagé porterait sur 50 milliards d’achats d’actifs par mois durant un an, soit 600 milliards d’euros au total, Mario Draghi a dévoilé un plan encore plus ambitieux : la Banque Centrale Européenne rachètera pour 60 milliards par mois, de mars 2015 à fin septembre 2016. Pour une enveloppe de 1140 milliards d’euros. Une enveloppe dont les attributions s’appuieront sur la répartition des banques centrales nationales au capital de la BCE, avec certaines limites : pas plus de 25% du montant de chaque émission obligataire ; pas plus de 33% de la dette des émetteurs. Enfin, sur l’épineuse question du risque, la BCE a préféré calmer la grogne de l’Allemagne, puisque seuls 20% des titres achetés seront soumis à un partage des risques entre les États membres. Et que la Grèce, par exemple, devra évidemment remplir des conditions précises pour bénéficier de ce traitement.

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